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Comment devenir chauffeur VTC en 2026 : le guide en 7 étapes

Klavem FleetKlavem Fleet11 min
Berline VTC noire dans une rue parisienne au crépuscule

Devenir chauffeur VTC en 2026, c'est un parcours en sept étapes, de la carte professionnelle à l'inscription de votre entreprise au registre. Rien de sorcier, mais un ordre à respecter et des coûts à anticiper.

Ce guide vous donne la vue d'ensemble complète : les conditions, l'examen ou l'équivalence, la carte, la création d'entreprise, le registre, le véhicule et les plateformes. Chaque étape renvoie vers un guide détaillé. Et parce que Klavem loue des véhicules sans vendre de formation, on vous donne aussi les vrais chiffres, budget et revenus compris.

L'essentiel pour devenir VTC

Avant d'entrer dans le détail, voici ce qu'il faut retenir.

  • Deux casquettes : vous devenez d'abord conducteur (la carte), puis exploitant (l'entreprise).
  • Aptitude : l'examen VTC (241 €) ou l'équivalence par expérience ; la formation est facultative.
  • Carte : délivrée par la préfecture, valable cinq ans.
  • Entreprise : micro-entreprise ou société, puis inscription au registre des exploitants (170 €).
  • Budget : dès 338 € pour l'accès à la profession, plus le véhicule et l'assurance.
  • Délai : comptez deux à quatre mois selon votre situation.

Le parcours en 7 étapes

Voici l'ordre à suivre. Il n'est pas modifiable : on ne peut pas inscrire son entreprise au registre sans carte, ni passer l'examen sans remplir les conditions préalables.

Les étapes officielles pour devenir chauffeur VTC, sur service-public.fr
  • Vérifier les conditions préalables (permis, âge, casier, aptitude médicale).
  • Obtenir l'aptitude professionnelle (examen VTC, équivalence, ou formation facultative).
  • Demander la carte professionnelle VTC à la préfecture.
  • Créer son entreprise (micro-entreprise ou société).
  • S'inscrire au registre des exploitants VTC.
  • Disposer d'un véhicule conforme et de sa signalétique.
  • S'inscrire aux plateformes ou se constituer une clientèle.
Repère utile : les étapes 1 à 3 font de vous un conducteur (la carte). Les étapes 4 à 6 font de votre activité une entreprise (l'exploitant). Beaucoup de guides mélangent les deux, ce qui brouille le budget et les démarches.

Étape 1 : vérifier les conditions préalables

Avant toute démarche, quatre conditions doivent être réunies : être majeur, détenir le permis B hors période probatoire (soit depuis trois ans, ou deux ans en conduite accompagnée), avoir un casier judiciaire compatible (bulletin n° 2, sans certaines condamnations listées à l'article R3120-8 du Code des transports), et être médicalement apte.

L'aptitude médicale se prouve par un certificat (CERFA 14880) de moins de deux ans, établi par un médecin agréé par la préfecture, et non par votre médecin traitant.

Permis de conduire B, prérequis indispensable pour devenir chauffeur VTC

Étape 2 : réussir l'examen (ou passer par l'équivalence)

L'aptitude professionnelle s'obtient de trois façons. La voie classique est l'examen VTC, organisé par les Chambres de Métiers et de l'Artisanat, pour 241 €. Si vous justifiez d'au moins un an d'expérience de transport de personnes sur les dix dernières années, vous pouvez l'obtenir par équivalence, sans examen. La formation, elle, est facultative : on peut se présenter en candidat libre.

Chaque voie a son guide : l'examen VTC (épreuves et coefficients), la carte par équivalence (sans examen), et le prix de la formation (avec l'option candidat libre, sans frais de formation).

Étape 3 : obtenir la carte professionnelle

Une fois l'examen réussi (ou l'équivalence validée), vous demandez votre carte professionnelle à la préfecture de votre domicile, en ligne. Elle est valable cinq ans.

À son échéance, elle se renouvelle sans repasser l'examen, par une formation continue de 14 heures : voir notre guide du renouvellement de la carte VTC.

Étape 4 : créer son entreprise

Pour exercer, vous devez créer une entreprise et obtenir un numéro SIREN. Deux grandes options : la micro-entreprise, simple à gérer mais qui ne permet pas de déduire vos charges réelles (carburant, location, assurance), et la société (SASU ou EURL), plus lourde mais avantageuse dès que le chiffre d'affaires et les charges augmentent.

En résumé : la micro-entreprise convient pour démarrer ou en activité complémentaire, la société dès que le VTC devient votre revenu principal.

Étape 5 : s'inscrire au registre des exploitants

Votre entreprise doit ensuite être inscrite au registre des exploitants VTC, pour 170 €, valables cinq ans. L'inscription exige une assurance responsabilité civile professionnelle et, selon le cas, une garantie financière de 1 500 € par véhicule. Cette garantie n'est pas exigée si le véhicule est en pleine propriété ou en location longue durée d'au moins six mois.

Les conditions, les critères du véhicule et la procédure sont détaillés dans notre guide de l'inscription au registre VTC.

Étape 6 : le véhicule et la signalétique

Le véhicule doit être conforme : au moins 4 portes, 4 à 9 places, et, pour les modèles thermiques, une longueur, une largeur et une puissance minimales, avec un âge inférieur à sept ans. Les véhicules hybrides et électriques sont exemptés de ces critères de dimensions, de puissance et d'âge. Il faut ensuite y apposer le macaron.

Pour démarrer sans immobiliser plusieurs dizaines de milliers d'euros, la location est une option : nos véhicules VTC en location tout compris sont conformes et prêts à rouler. Côté signalétique, voir notre guide du macaron VTC.

Étape 7 : trouver des clients

Reste à travailler. La plupart des chauffeurs débutent sur les plateformes (Uber, Bolt, Heetch), avant de se constituer, parfois, une clientèle directe (entreprises, hôtels, particuliers fidèles). Quel que soit le canal, une règle s'impose : la course doit toujours faire l'objet d'une réservation préalable. Un VTC ne prend pas de client à la volée dans la rue, contrairement à un taxi.

Pour la plateforme la plus courante, voir notre guide pour devenir chauffeur Uber, et notre page location de véhicule pour Uber.

Combien ça coûte et combien de temps ?

Il faut distinguer deux budgets, souvent confondus : le coût pour accéder à la profession, et le budget pour lancer réellement l'activité.

PosteMontant
Examen VTC (ou 0 € par équivalence)241 €
Visite médicale≈ 36 €
Carte professionnelle61,01 €
Sous-total accès à la profession≈ 338 €
Inscription au registre (exploitant)170 €
Macaron (par véhicule)36,70 €
Véhicule et assuranceEn plus, poste principal
Deux budgets à distinguer : l'accès à la profession et le lancement complet de l'activité.

Côté délai, comptez de l'ordre de deux à quatre mois entre les premières démarches et la première course, selon que vous passez l'examen ou l'équivalence, et selon les délais de votre préfecture.

Combien gagne un chauffeur VTC ? La réalité

Parlons chiffres, sans promesse. Fin 2024, on comptait environ 71 300 chauffeurs actifs sur les plateformes VTC, et près de 80 % de l'activité est concentrée en Île-de-France. Le chiffre d'affaires horaire moyen tournait autour de 38 € de l'heure, selon l'Observatoire national des transports publics particuliers.

Mais attention : ces 38 € sont un chiffre d'affaires brut, pas un salaire. Il faut en retirer la commission des plateformes, le carburant ou l'électricité, l'assurance, l'entretien et les cotisations sociales, soit souvent la moitié à deux tiers des recettes. C'est pourquoi nous ne promettons aucun revenu net : il dépend d'abord de votre temps de travail et de la maîtrise de vos charges.

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour devenir VTC ?

De l'ordre de deux à quatre mois en pratique : le temps de remplir les conditions, de passer l'examen ou de faire valider l'équivalence, d'obtenir la carte, de créer l'entreprise et de s'inscrire au registre. La voie de l'équivalence peut raccourcir le parcours.

Combien ça coûte de devenir VTC ?

Environ 338 € pour l'accès à la profession en candidat libre (examen, visite médicale, carte). À cela s'ajoutent l'inscription au registre (170 €), le macaron, l'assurance et surtout le véhicule, qui est le poste principal du budget de lancement.

Faut-il un diplôme pour devenir VTC ?

Non, aucun diplôme n'est requis. Il faut réussir l'examen VTC, ou obtenir la carte par équivalence en justifiant d'une expérience de transport de personnes. La formation préparatoire est facultative.

Peut-on devenir VTC sans examen ?

Oui, par équivalence : en justifiant d'au moins un an d'expérience (1 607 heures) de transport de personnes au cours des dix dernières années, vous obtenez la carte sans passer l'examen.

Peut-on cumuler le VTC avec un emploi salarié ?

Oui, souvent en micro-entreprise, en activité complémentaire. Vérifiez toutefois votre contrat de travail (clause d'exclusivité éventuelle) et le respect des durées maximales de travail.

Combien gagne un chauffeur VTC ?

Le chiffre d'affaires horaire moyen tournait autour de 38 € de l'heure fin 2024, mais c'est un montant brut : après commission des plateformes, carburant, assurance, entretien et cotisations, il faut compter la moitié à deux tiers de charges. Le revenu net dépend fortement du temps de travail et des coûts.

Sources

Les données chiffrées de cet article proviennent des sources officielles suivantes.

Nombre de chauffeurs, chiffre d'affaires horaire et part de l'Île-de-France : Observatoire national des T3P, données 2024 et rapport 2025 (SDES).

Cadre légal de la profession : loi du 29 décembre 2016 (loi Grandguillaume) et Code des transports (Légifrance).

Conditions et démarches : service-public.gouv.fr (carte VTC).

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