Comment devenir chauffeur VTC en 2026 : le guide en 7 étapes

Devenir chauffeur VTC en 2026, c'est un parcours en sept étapes, de la carte professionnelle à l'inscription de votre entreprise au registre. Rien de sorcier, mais un ordre à respecter et des coûts à anticiper.
Ce guide vous donne la vue d'ensemble complète : les conditions, l'examen (devenu l'unique voie d'accès depuis la suppression de l'équivalence le 11 août 2026), la carte, la création d'entreprise, le registre, le véhicule et les plateformes. Chaque étape renvoie vers un guide détaillé. Et parce que Klavem loue des véhicules sans vendre de formation, on vous donne aussi les vrais chiffres, budget et revenus compris.
L'essentiel pour devenir VTC
Avant d'entrer dans le détail, voici ce qu'il faut retenir.
- Deux casquettes : vous devenez d'abord conducteur (la carte), puis exploitant (l'entreprise).
- Aptitude : l'examen VTC (241 €), devenu l'unique voie depuis la suppression de l'équivalence le 11 août 2026 ; la formation reste facultative.
- Carte : délivrée par la préfecture, valable cinq ans.
- Entreprise : micro-entreprise ou société, puis inscription au registre des exploitants (170 €).
- Budget : dès 338 € pour l'accès à la profession, plus le véhicule et l'assurance.
- Délai : comptez deux à quatre mois selon votre situation.
Le parcours en 7 étapes
Voici l'ordre à suivre. Il n'est pas modifiable : on ne peut pas inscrire son entreprise au registre sans carte, ni passer l'examen sans remplir les conditions préalables.

- Vérifier les conditions préalables (permis, âge, casier, aptitude médicale).
- Obtenir l'aptitude professionnelle : réussir l'examen VTC (la formation reste facultative).
- Demander la carte professionnelle VTC à la préfecture.
- Créer son entreprise (micro-entreprise ou société).
- S'inscrire au registre des exploitants VTC.
- Disposer d'un véhicule conforme et de sa signalétique.
- S'inscrire aux plateformes ou se constituer une clientèle.
Étape 1 : vérifier les conditions préalables
Avant toute démarche, quatre conditions doivent être réunies : être majeur, détenir le permis B hors période probatoire (soit depuis trois ans, ou deux ans en conduite accompagnée), avoir un casier judiciaire compatible (bulletin n° 2, sans certaines condamnations listées à l'article R3120-8 du Code des transports), et être médicalement apte.
L'aptitude médicale se prouve par un certificat (CERFA 14880) de moins de deux ans, établi par un médecin agréé par la préfecture, et non par votre médecin traitant.

Étape 2 : réussir l'examen VTC
L'aptitude professionnelle s'obtient en réussissant l'examen VTC, organisé chaque mois par les Chambres de Métiers et de l'Artisanat, pour 241 €. Depuis un décret publié au Journal officiel le 11 août 2026, c'est l'unique voie d'accès : l'ancienne équivalence, qui permettait à une personne justifiant d'un an d'expérience de transport de personnes sur dix ans d'obtenir la carte sans examen, est supprimée pour les VTC. La formation, elle, reste facultative : on peut se présenter en candidat libre.
Pour préparer les épreuves, voir notre guide de l'examen VTC (épreuves et coefficients) et le prix de la formation (avec l'option candidat libre, sans frais de formation). Sur la réforme, voir ce que change la suppression de l'équivalence.
Étape 3 : obtenir la carte professionnelle
Une fois l'examen réussi, vous demandez votre carte professionnelle à la préfecture de votre domicile, en ligne. Elle est valable cinq ans.
À son échéance, elle se renouvelle sans repasser l'examen, par une formation continue de 14 heures : voir notre guide du renouvellement de la carte VTC.
Étape 4 : créer son entreprise
Pour exercer, vous devez créer une entreprise et obtenir un numéro SIREN. Deux grandes options : la micro-entreprise, simple à gérer mais qui ne permet pas de déduire vos charges réelles (carburant, location, assurance), et la société (SASU ou EURL), plus lourde mais avantageuse dès que le chiffre d'affaires et les charges augmentent.
En résumé : la micro-entreprise convient pour démarrer ou en activité complémentaire, la société dès que le VTC devient votre revenu principal.
Étape 5 : s'inscrire au registre des exploitants
Votre entreprise doit ensuite être inscrite au registre des exploitants VTC, pour 170 €, valables cinq ans. L'inscription exige une assurance responsabilité civile professionnelle et, selon le cas, une garantie financière de 1 500 € par véhicule. Cette garantie n'est pas exigée si le véhicule est en pleine propriété ou en location longue durée d'au moins six mois.
Les conditions, les critères du véhicule et la procédure sont détaillés dans notre guide de l'inscription au registre VTC.
Étape 6 : le véhicule et la signalétique
Le véhicule doit être conforme : au moins 4 portes, 4 à 9 places, et, pour les modèles thermiques, une longueur, une largeur et une puissance minimales, avec un âge inférieur à sept ans. Les véhicules hybrides et électriques sont exemptés de ces critères de dimensions, de puissance et d'âge. Il faut ensuite y apposer le macaron.
Pour démarrer sans immobiliser plusieurs dizaines de milliers d'euros, la location est une option : nos véhicules VTC en location tout compris sont conformes et prêts à rouler. Côté signalétique, voir notre guide du macaron VTC.
Étape 7 : trouver des clients
Reste à travailler. La plupart des chauffeurs débutent sur les plateformes (Uber, Bolt, Heetch), avant de se constituer, parfois, une clientèle directe (entreprises, hôtels, particuliers fidèles). Quel que soit le canal, une règle s'impose : la course doit toujours faire l'objet d'une réservation préalable. Un VTC ne prend pas de client à la volée dans la rue, contrairement à un taxi.
Pour la plateforme la plus courante, voir notre guide pour devenir chauffeur Uber, et notre page location de véhicule pour Uber.
Combien ça coûte et combien de temps ?
Il faut distinguer deux budgets, souvent confondus : le coût pour accéder à la profession, et le budget pour lancer réellement l'activité.
| Poste | Montant |
|---|---|
| Examen VTC | 241 € |
| Visite médicale | ≈ 36 € |
| Carte professionnelle | 61,01 € |
| Sous-total accès à la profession | ≈ 338 € |
| Inscription au registre (exploitant) | 170 € |
| Macaron (par véhicule) | 36,70 € |
| Véhicule et assurance | En plus, poste principal |
Côté délai, comptez de l'ordre de deux à quatre mois entre les premières démarches et la première course, selon votre calendrier d'examen et les délais de votre préfecture.
Combien gagne un chauffeur VTC ? La réalité
Parlons chiffres, sans promesse. Fin 2024, on comptait environ 71 300 chauffeurs actifs sur les plateformes VTC, et près de 80 % de l'activité est concentrée en Île-de-France. Le chiffre d'affaires horaire moyen tournait autour de 38 € de l'heure, selon l'Observatoire national des transports publics particuliers.
Mais attention : ces 38 € sont un chiffre d'affaires brut, pas un salaire. Il faut en retirer la commission des plateformes, le carburant ou l'électricité, l'assurance, l'entretien et les cotisations sociales, soit souvent la moitié à deux tiers des recettes. C'est pourquoi nous ne promettons aucun revenu net : il dépend d'abord de votre temps de travail et de la maîtrise de vos charges.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour devenir VTC ?
De l'ordre de deux à quatre mois en pratique : le temps de remplir les conditions, de passer l'examen, d'obtenir la carte, de créer l'entreprise et de s'inscrire au registre. Le calendrier dépend surtout des sessions d'examen mensuelles et des délais de votre préfecture.
Combien ça coûte de devenir VTC ?
Environ 338 € pour l'accès à la profession en candidat libre (examen, visite médicale, carte). À cela s'ajoutent l'inscription au registre (170 €), le macaron, l'assurance et surtout le véhicule, qui est le poste principal du budget de lancement.
Faut-il un diplôme pour devenir VTC ?
Non, aucun diplôme n'est requis. Il faut réussir l'examen VTC, qui est depuis le 11 août 2026 l'unique voie d'accès (l'équivalence par expérience a été supprimée). La formation préparatoire, elle, reste facultative.
Peut-on devenir VTC sans examen ?
Non, plus depuis le 11 août 2026. La voie de l'équivalence, qui permettait d'obtenir la carte sans examen en justifiant d'un an d'expérience de transport de personnes sur dix ans, a été supprimée par décret pour les VTC. L'examen est désormais obligatoire pour tous les nouveaux candidats. Seules les cartes déjà délivrées par équivalence restent valables.
Peut-on cumuler le VTC avec un emploi salarié ?
Oui, souvent en micro-entreprise, en activité complémentaire. Vérifiez toutefois votre contrat de travail (clause d'exclusivité éventuelle) et le respect des durées maximales de travail.
Combien gagne un chauffeur VTC ?
Le chiffre d'affaires horaire moyen tournait autour de 38 € de l'heure fin 2024, mais c'est un montant brut : après commission des plateformes, carburant, assurance, entretien et cotisations, il faut compter la moitié à deux tiers de charges. Le revenu net dépend fortement du temps de travail et des coûts.
Sources
Les données chiffrées de cet article proviennent des sources officielles suivantes.
Nombre de chauffeurs, chiffre d'affaires horaire et part de l'Île-de-France : Observatoire national des T3P, données 2024 et rapport 2025 (SDES).
Cadre légal de la profession : loi du 29 décembre 2016 (loi Grandguillaume) et Code des transports (Légifrance).
Conditions et démarches : service-public.gouv.fr (carte VTC).

